LES DÉCOUVERTES MARITIMES PORTUGAISES
Texte (enrichi) de ma conférence du 26/4/2001 à l'Université du Temps Libre en pays d'Arlon, Belgique
Évangélisation des nouveaux territoires
Le travail d'évangélisation fut assuré sur les parcours africains et asiatiques par les clercs voyageant à bord des navires et par les missionnaires qui restaient à terre.
Au Congo et en Angola, l'évangélisation fut particulièrement active, mais le catholicisme ne se répandit pas toujours aussi vite que ne l'auraient souhaité les représentants de l'Eglise.
Pour ce qui est de l'évangélisation des terres du Brésil, elle fut assuré par le missionnaire portugais António Vieira, né à Lisbonne en 1608. Il fut missionnaire mais aussi théologien, écrivain, ambassadeur et un grand défenseur des Indiens. Sa personnalité hors du commun, pleine de bonté et sagesse, a fait de lui une des figures les plus marquantes du XVIIe siècle: il fut un des premiers humanistes. Il mourut au Brésil en 1697.
L'évangélisation missionnaire du patronage de l'Orient fut confié à la Compagnie de Jésus, mais aussi à l'Ordre du Christ et aux franciscains.
Saint François Xavier fut le premier père jésuite à toucher le sol nippon, où il fut reçu par le "Daimio" de Omura qui lui permit d'y lancer, en 1549, un mouvement d'évangélisation qui porta ses fruits. Malgré toutes les vicissitudes par lesquelles ils sont passés, Saint François Xavier et ses compagnons poursuivirent leur mission au service du roi du Portugal. Ils effectuèrent leur mission par la voie de l'enseignement, pour ainsi atteindre les jeunes mais aussi les gens hautement placés. Ils savaient que dans un pays hautement hiérarchisé comme le Japon, il était difficile à un subordonné de désobéir à son chef.
En 1552, lors d'un voyage en Chine, le vaisseau de Saint François Xavier naufragea et le missionnaire y perdit la vie. Son corps, conservé intact, est vénéré à Goa. Il est considéré le saint patron de l'Orient catholique.
L'Église et l'État se donnèrent aussi les mains: depuis le XVe siècle, les rois portugais avaient l'autorisation du Pape à fonder et à ériger des églises et des monastères sur les terres découvertes ou conquises. Partout où les Portugais arrivèrent, ils laissèrent leur empreinte. Les églises du Brésil sont probablement les mieux connues et conservées, des autres il n'en reste que les ruines. C'est le cas de la très belle et ancienne église de S. Paulo, à Macao, dont seule la façade tient debout aujourd'hui. L'église avait été construite en 1575 lorsque Macao avait été dotée d'un évêque.
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Conséquences de l'expansion |
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